Sécuriser pour relancer l’activité economique - Republique Centrafricaine - Primature
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Sécuriser pour relancer l’activité economique

Sécuriser pour relancer l’activité economique

A quelques jours de la reprise des élections législatives et du second tour de l’élection présidentielle, prévues le 14 février,  le « Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs», organisation américaine, a financé une  formation sur deux jours de 164 policiers et 148 gendarmes centrafricains sur la sécurisation des élections. Cette formation s’inscrit dans le cadre du Projet d’Appui au Cycle Electoral de la République centrafricaine (PACEC) dans lequel la contribution de l’Ambassade américaine à Bangui s’élève à hauteur de plus d’1 milliard de Francs CFA.  La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) s’occupe, quant à elle, du volet formation dans le cadre du même projet.
Les bénéficiaires  de cet atelier de formation viennent de Bria, de Bangui et de Bouar. C’est le ministre de la sécurité publique et de l’émigration-immigration, le Général Chrysostome Sambia, qui a ouvert l’atelier ce mardi 2 février 2015 à Bangui en compagnie du Représentant spécial Adjoint du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnateur du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD, Aurélien Agbénonci, de l’Ambassadeur des Etats-Unis, Geofrey Awokings, du Commissaire de la Police de la MINUSCA, Luis Carrilho, du Directeur Général de la Police centrafricaine, Ferdinand Gomossa, et de son collègue de la Gendarmerie, le Colonel Valentin Kikobe.
Huit importants thèmes constitueront la substance de cette formation à savoir la protection des civils les Droits de l’Homme et leurs liens avec les élections les généralités sur les élections ; le renseignement avant, pendant et après les élections ; l’organisation d’un bureau de vote ; le plan intégré de sécurisation des élections ; l’escorte et la sécurisation du personnel électoral l’escorte et la sécurisation du matériel électoral.
L’objectif global de cette formation est d’apprendre aux agents des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) à assurer la sécurité du processus électoral avant, pendant et après les scrutins. Mais aussi,  de connaître les phases du processus électoral et les infractions à la loi électorale ; de gérer les foules pendant la campagne électorale ; d’assurer l’escorte et la sécurisation du personnel et du matériel électoral,  la sécurité des bureaux de vote, et la protection des civils lors des élections. De telle manière que les résultats visibles soient une bonne sécurisation et un bon déroulement du processus électoral.
Le Commissaire de la Police de la MINUSCA a fait savoir que la Mission sera toujours aux côtés des Forces de sécurité intérieure pour « appuyer leurs efforts pour sécuriser le pays, protéger la population dans un esprit de police de proximité. » Il rappellera que l’autre rôle de la Police et de la Gendarmerie est de « garantir le fonctionnement normal des institutions de l’Etat dans leur ensemble. » Et, comme le fait valoir Luis Carrilho, « c’est à travers les élections que chaque pays a des représentants crédibles. La Police et la Gendarmerie ont donc le rôle, de façon apolitique, de garantir le vote en toute sécurité. »
Quant à l’Ambassadeur des Etas-Unis d’Amérique en Centrafrique, la sécurité est la première garantie de la démocratie. « Pas d’avenir dans ce pays sans la démocratie. Or, il n’y a pas de démocratie sans élections », a déclaré Geofrey Awokings avant d’expliquer que la Centrafrique ne peut pas avoir un avenir démocratique sans l’implication des policiers et gendarmes. Il les a exhortés à  contribuer à l’accomplissement d’élections libres et efficaces.
A son tour, Aurélien Agbénonci a réaffirmé l’engagement de la MINUSCA à accompagner la Centrafrique pour la sortie de la crise à travers l’organisation des élections libres et transparentes. Pour cela, il a demandé aux policiers et gendarmes d’être conscients de l’importance de leur mission : « Profitez de cette formation pour acquérir des compétences et aptitudes vous aidant à faire face aux défis qui vous attendent pendant le prochain scrutin. » Pour le secrétaire général adjoint de la MINUSCA, lorsqu’on arrive à la phase finale des élections présidentielles, il s’observe des clivages sociaux qui divisent les citoyens. « C’est donc le devoir des policiers et gendarmes de rappeler que la République est une et indivisible », a expliqué M. Agbénonci.
« Nous n’avons plus droit à l’erreur », dira le Ministre de la Sécurité Publique avant de préciser que cette formation qui arrive à point nommé « sonne comme un lanceur d’alerte aux policiers et gendarmes qui interviendront aux côtés des forces internationales pour la sécurisation des élections pour qu’elles soient libres et apaisées. » Le Général Chrysostome Sambia a fait savoir que le peuple centrafricain aspire à la paix, au respect des droits humains, à la bonne gouvernance, la cohésion sociale et veut changer ainsi le cours de son histoire.
Conformément à son mandat, la MINUSCA définit, favorise et fournit l’assistance technique nécessaire au processus électoral et procéder à tous les préparatifs utiles, à l’appui des autorités de transition en vue de la tenue d’élections libres, régulières, transparentes et ouvertes à tous.
Le mandat de l’Assistance Electorale Intégrée est défini par la résolution 2217 du conseil de sécurité du 28 avril 2015 dans les termes suivants:  « Définir, coordonner et fournir l’assistance technique, logistique et en matière de sécurité nécessaire pour le processus électoral et procéder à tous les préparatifs utiles, en appui aux autorités de transition et en collaborant d’urgence avec l’Autorité Nationale des Elections, en vue de la tenue, conformément à la Charte nationale de la transition, avec toute la célérité voulue et dans les meilleurs délais, des élections présidentielle et législatives libres, justes, transparentes et ouvertes à tous ».
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